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Posts Tagged ‘sélection’

Durant un an vos élus UNEF ont été force de propositions, de revendications et de mobilisations. Notre engagement au quotidien pour l’égalité des droits entre les étudiants et la  promotion de leur autonomie a encore fait ses preuves. Ce bilan de mandat vous propose de revenir sur les actions que nous avons menées comme sur nos propositions qui ont su rester fidèles à nos engagements. Bonne lecture !

Au niveau local, trois grands axes se dégagent de ce bilan de mandat : la lutte contre la sélection sociale, l’engagement pour l’autonomie des étudiants et contre la sélection, enfin, les questions pédagogiques.

Sélection sociale.

En proposant une réforme du concours:
L’examen d’entrée était porteur de biais sociaux importants : alors qu’un candidat issu d’une catégorie socioprofessionnelle défavorisée avait deux fois moins de chance de réussir qu’un candidat issu d’une catégorie favorisée, et qu’un un candidat parisien en avait 2,3 fois plus qu’un non-parisien, l’UNEF a obtenu grâce à la crédibilité de ses propositions et à vos signatures :
• L’organisation de l’examen d’entrée entre la fin des épreuves du Baccalauréat et les résultats afin de réduire l’influence des prépas d’été onéreuses et discriminantes.
• L’organisation des épreuves dans des campus délocalisés afin de réduire les coûts de déplacement pour les candidats.
• L’introduction d’une épreuve orale qui permet de diversifier les critères d’évaluation des candidats.
• Un rapprochement du contenu des épreuves de celui du Baccalauréat (Culture générale encadrée, un sujet d’histoire portant obligatoirement sur la période après 1945) afin de réduire l’influence des prépas à l’année.

En s’opposant à l’augmentation des frais d’inscription profondément injuste liée au projet « Sciences Po Objectif 2013 », l’UNEF a en contrepartie pu obtenir:
–  le gel des trois premières tranches de frais de scolarité pour les étudiants en Bachelor
–  la limitation du montant pour les étudiants hors-UE à non plus 9500 euros (Bachelor) et 13 000 euros (Master) mais 8500 et 12 000.
Mais surtout, en étant le seul syndicat à s’opposer à cette réforme, l’UNEF a su rester fidèle à ses principes comme à ses promesses. Cette augmentation va à l’encontre du principe d’autonomie de l’étudiant en indexant les frais sur les revenus des parents et en niant la situation des étudiants devenus indépendants. La réforme est d’autant plus scandaleuse que la hausse moyenne des frais s’élève à plus de 60%, et qu’elle institue une discrimination financière à l’encontre des étudiants étrangers non-européens, comme à l’encontre des étudiants en Master. Notons qu’un étudiant international boursier doit payer 12 000 euros aujourd’hui pour étudier à Sciences Po ! Sous couvert de justice sociale, cette réforme constitue ainsi une atteinte à la démocratisation de Sciences Po.

Autonomie et sélection

Pour pallier au manque d’information concernant l’orientation en Master et la sélection déguisée entre premier et second cycles, l’UNEF s’est battue pour que les étudiants puissent faire leurs choix d’orientation de manière libre et éclairée.
En Décembre, l’UNEF a obtenu l’accord de l’administration pour la mise en place au second semestre d’un Forum de l’orientation. Idée avancée par nos élus, ce forum permettra à tous les étudiants de deuxième année, quel que soit leur campus,  d’être informés des différents programmes de Master au cours d’une journée d’échange avec des professeurs et des élèves de toutes les filières.
Alors que chacun devrait pouvoir s’orienter dans le Master de son choix (Article 34 du règlement de la scolarité), l’UNEF a dû réagir au mois de Juillet 2009 afin que l’école de la Communication accueille 3 étudiants qui avaient été à l’origine  « recalés » par un processus de sélection déguisé et illégal.
Les « vacances » ont également été marquées par l’obtention d’un droit depuis longtemps revendiqué par l’UNEF pour les étudiants de Prep’ENA. Grâce à la mobilisation de l’UNEF, ils peuvent désormais bénéficier d’une bourse du CROUS, au même titre que tout autre étudiant.

Questions pédagogiques

L’UNEF milite pour une pédagogie renouvelée, innovante et diversifiée, qui laisse aux étudiants l’autonomie nécessaire pour devenir les acteurs principaux de leur scolarité.
Deux points essentiels ont marqué l’action de l’UNEF tout au long du mandat 2009 :
La réforme des langues, votée en mai 2009, consacrait déjà l’autonomie de l’étudiant devant sa formation, le développement des cours en tutorat et la réduction des effectifs en cours de langue. Néanmoins, insatisfaits de ce que nous avions pu obtenir, nous n’avons pas cessé de nous mobiliser et d’ouvrir des discussions sur ces questions. Dès la rentrée 2009-2010, nous avons ainsi obtenu l’accès facilité à la deuxième langue, et ce dès le niveau 3. Plus récemment, une pétition de 600 signatures nous a permis de négocier la gratuité de l’IELTS en master et la mise en place de critères assouplis pour les actuels M2, en ce qui concerne l’obtention ou non de leur diplôme en cas d’échec à la certification externe.
En réaction au remplacement de certains cours en présentiel par du e-learning et devant l’augmentation des effectifs de promo, il a semblé nécessaire à l’UNEF de rappeler le droit fondamental de tout étudiant à bénéficier d’une place en amphi. Grâce à la mobilisation des étudiants, animée et relayée par les militants et les élus UNEF, le syndicat a obtenu les premiers dédoublements d’amphis pour la rentrée 2009-2010. Les modules fondamentaux d’histoire, d’actualisation en institutions politiques et d’économie des étudiants de première année ont été concernés.

L’UNEF un syndicat National…

Concilier en permanence batailles nationales et revendications locales est fondamental pour l’UNEF,  les conditions d’études et de vie des étudiants pouvant être améliorées à toutes les échelles. Dès lors, l’UNEF, en plus de ses victoires à l’IEP, a obtenu des avancées nationales majeures.
• Septembre 2009 : Le gouvernement met fin aux stages hors-cursus qui permettaient aux entreprises de remplacer à bon compte des salariés en CDD ou CDI par de jeunes diplômés, alors précarisés puisque non-rémunérés. L’UNEF, pour la juste reconnaissance des diplômes, s’est félicitée de ce décret, complété depuis par l’obligation de rémunération des stages en cours de formation.
• Depuis 5 ans, l’UNEF revendique en chaque début d’année l’obtention d’un 10e mois de bourse. Cette revendication était plus que légitime : hausse continue du coût de la vie pour les étudiants (notamment avec le logement), mais surtout 70% des étudiants qui reprennent désormais les cours en Septembre. En Octobre 2009, N. Sarkozy annonce enfin la création d’un versement de  bourse supplémentaire au mois de Septembre. La persévérance et les pétitions ont encore fait leurs preuves.

… Efficace et au service des
étudiants !

Si l’UNEF est aujourd’hui la première force syndicale étudiante à Sciences Po  comme dans la majorité des universités en France, c’est parce  que, tout au long de l’année, ses militants se mobilisent au quotidien, toujours dans l’objectif d’être efficaces au service des étudiants.

En tant que syndicat, notre premier devoir est l’information. Parce qu’informer un étudiant de ses droits, c’est lui donner les moyens de les défendre, nous avons organisé dès le début de l’année des réunions de pré-rentrée sur tous les campus et édité le « guide de l’étudiant à Sciences Po ». Par notre lettre des élus bimensuelle, notre présence militante, notre site internet, nos réunions hebdomadaires etc. nous tenons quotidiennement les étudiants au courant de l’actualité de l’IEP.
Les élus UNEF, en plus de siéger assidument à tous les conseils, sont particulièrement actifs dans les commissions. Ainsi, l’UNEF étant majoritaire en Commission de Suivi Social comme en Commission d’exonération des frais d’inscription des doctorants, de nombreux étudiants, dont la  situation sociale ou financière était devenue difficile, ont obtenu un réajustement du montant de leurs frais de scolarité.
L’UNEF se charge d’organiser la solidarité entre les étudiants, notamment en mettant en place au début de l’année une Bourse aux Livres qui fut cette année un grand succès, puisque plus de 700 livres ont été échangés à prix réduits entre étudiants. Mais l’UNEF se bat aussi contre toutes les discriminations, et a pris part à l’organisation de la Journée de la femme, la Journée mondiale de lutte contre le SIDA et le Festival Etudiant Contre le Racisme à Sciences Po.

Qu’est-ce que l’UNEF ?

L’Union Nationale des Etudiants de France, première organisation étudiante, est le seul syndicat présent dans tous les établissements d’enseignement supérieur. Indépendante des partis politiques, des administrations comme des gouvernements, elle intervient pour informer, défendre, organiser la solidarité et représenter les étudiants quelle que soit leur filière ou leur origine. L’UNEF a aussi vocation à intervenir sur les sujets de société comme la lutte contre l’extrême droite ou les discriminations.

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« D’ici à 2013, nous aurons 6 à 7 écoles« . Décidément, cet article de La Tribune nous en apprend, à tous, beaucoup ! (Dans son règne, Mgr. Descoings aurait-t-il oublié d’informer les institutions représentatives de Sciences Po ?) Sans pour autant trop de surprise car R. Descoings ne fait malheureusement que confirmer la tendance de ces dernières années, qui est à la transformation progressive des masters de Sciences Po en écoles (les écoles de la communication et de journalisme étant déjà mises en place.).

L’enjeu est double dans cette inflation d’écoles, car ces réformes portent à la fois le danger de la sélection et celui du manque de pluridisciplinarité.

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En effet, derrière la mise en place d’écoles spécifiques à la place des masters, se cache la sélection à l’entrée de celles-ci, le nombre de places étant limité (les promos à l’Ecole de Journalisme ne dépassent pas 30 personnes). La dernière newsletter de Sciences Po (destinée normalement aux 3A, mais sûrement a-t-on voulu avertir les 1ers cycles de ce qui les attendait…) sur le choix des masters le montre bien : si certains masters peuvent être choisis librement (aucune volonté pour le moment de limiter les effectifs en Finance & Stratégie…), d’autres nécessitent lettres de motivation, entretiens téléphoniques etc. Non seulement il existe une sélection drastique à l’entrée de Sciences Po, mais les étudiants sont de nouveau peu à peu choisis, trois ans plus tard, à l’entrée en master.

L’UNEF demande que tout étudiant admis à Sciences Po, en quelque année que ce soit, puisse choisir librement son master, mais aussi que soit possible toute forme de réorientation, afin de permettre aux étudiants qui le souhaitent de revenir sur leur décision. L’UNEF s’était déjà opposée à la création de l’école de journalisme sous sa forme hyper-sélective qui ne permettait pas à tous les étudiants de suivre cette formation, lui préférant un modèle accessible à tout le monde. La sélection à l’entrée de Sciences Po ne suffit-elle pas à la direction comme gage de « qualité » des étudiants ? Les arguments sur les débouchés ne tiennent pas, car ils sont justifiés uniquement par le très court terme : qui peut prévoir les besoins de l’économie dans cinq, dix, quinze ans ?

De la même manière, la direction invoque souvent une aide dans l’orientation, grâce à ces fameux entretiens téléphoniques « non contraignants ». Mais l’orientation devrait se préparer dès les 1ers cycles. C’est pourquoi l’UNEF milite pour la création d’un centre d’orientation, à même d’aiguiller les étudiants vers la bonne filière. Le choix d’orientation doit ainsi appartenir aux étudiants, informés dès les premiers cycles, et non à l’administration,à l’entrée du master.

Au-delà de la préoccupante question de la sélection, l’augmentation du nombre d’écoles et l’autonomie qu’elles développent vis-à-vis des autres filières, interroge la pluridisciplinarité, et le socle de culture fondamental des étudiants de Sciences Po. Le tronc commun en master a été d’ailleurs plusieurs  fois menacé, notamment en 2006 où l’UNEF avait obtenu sa diversification, tout en maintenant cet esprit de tronc commun (disciplines fondamentales et brassage des étudiants).

En définitive, nous rappelons à M. Descoings d’une part que les réformes de Sciences Po se discutent en premier lieu dans les instances représentatives de l’IEP et non dans les médias, d’autre part que nous refuserons la mise en place, par la double sélection en master, d’un diplôme à deux vitesses, formation d’excellence et filière « poubelle ».

Affaire à suivre donc!

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La polémique monte en péniche en ces temps de campagne électorale: le concours d’entrée a Sciences Po risque t il d’être supprimé? Que faut il en penser? Une telle question nécessite d’éviter les réactions épidermiques et crispations en tout genre pour prendre le temps d’une réflexion posée sur les enjeux complexes et sensibles qu’elle soulève.

Il nous semble indispensable aujourd’hui de revenir sur cette polémique et de vous rendre compte clairement de l’état des réflexions sur ce sujet, à la fois à l’UNEF et à la direction de Sciences Po.

L’administration nous a depuis quelques mois fait part de ses voeux de réformer les procédures de sélection à Sciences Po. Mais à l’heure actuelle, aucune décision, aucun projet clair n’a été décidé, et encore moins proposé officiellement aux différentes instances de l’IEP. Les rumeurs qui enflent sont basées sur de pures spéculations. D’ailleurs, l’administraion a adressé un démenti à la suite de la publication d’un article dans Le Parisien. Ce qui est sûr, c’est que- et l’UNEF s’en réjouit- l’administration présente une volonté claire de rendre plus juste socialement le recrutement a l’entrée de Sciences Po.

Réformons le concours pour lutter contre les discriminations sociales

La vision fondamentale qui nous guide est la suivante: nous souhaitons réduire au maximum le biais social qui s’effectue a l’entrée de l’IEP. Il n’est pas acceptable qu’à niveau égal au bac, un enfant issu d’une famille de cadres ait 2 fois plus de chances de réussir le concours qu’un enfant d’employés. Nous jugerons toute réforme proposée en fonction de ce principe. Des études sociologique et statistiques nombreuses ont été réalisees sur l’origine de ces biais sociaux: nous mobiliserons ces connaissances scientifiques pour déterminer si les réformes proposées augmentent ou diminuent l’effet de sélection sociale tout comme nous les utilisons aujourd’hui pour murir nos propositions dans les discussions en cours a ce sujet:

  • Mettre en place des centres d’examen en province, notamment dans nos campus delocalisés et dans les DOM TOM
  • Avancer le concours en juillet (afin de limiter le rôle des coûteuses prépas d’été)
  • Modifier les épreuves. Elles doivent être plus proches du programme du bac (la ‘prépa’ la plus égalitaire qu’on puisse mettre en place c’est malgré tout la terminale) et valoriser la réflexion personnelle et l’esprit critique plutot que la forme et le capital culturel. Nous pensons aussi qu’elles doivent être encadrées par des bibliographies, thèmes et lignes directrices precises communiqués à l’avance aux candidats.
  • La gratuité du concours pour tous, car il est anormal que l’administration dégage des bénéfices sur l’organisation de celui-ci!

A ceux qui agitent le fantôme d’une soi-disant baisse de niveau/dévalorisation du concours et du diplôme, nous répondrons d’une part que c’est avant tous le taux de sélection qui fait la difficulté d’un concours, et que d’autre part la qualité et la valeur de notre diplôme tiennent a l’excellence du contenu de notre formation, pas aux modalités de sélection. Les recruteurs le savent, eux qui considèrent les étudiants issus du recrutement ZEP comme des diplômés de Sciences Po comme les autres.

Et le développement d’autres formes d’admission? Ici encore, rien n’est décidé du côté de la direction. Nous restons en ce qui nous concerne ouverts aux différentes propositions. En effet, à l’heure actuelle, les étudiants recrutés sur dossier viennent globalement de milieux sociaux plus modestes et réussissent leurs études avec, en moyenne, un point de plus que les autres étudiants., une indication de plus que  la démocratisation sociale de l’IEP, loin d’amener cette fameuse « baisse de niveau » tant redoutée, ajoute en réalité à l’excellence de notre formation. Ce constat nous a amené à développer les propositions suivantes:

  • Inclure une nouvelle procédure d’admission tournée vers les profils atypiques aux qualités non purement scolaires (n’ayant pas obtenu la mention MTB par exemple tout en présentant des compétences particulièrement intéressantes) et/ou n’ayant pas les moyens de se payer une préparation à Sciences Po. Pour ces étudiants, nous imaginons une étape d’admissibilité basée sur la prise en compte des dossiers scolaires, suivie d’un oral de sélection.
  • Introduire une sélection en 2 étapes (admissibilité/ admission). Ainsi les effets du ratio candidat/admis seront minorés (réduction des biais sociaux). Par exemple, l’introduction d’un oral après le concours nous paraitra opportune sous certaines conditions (transparence des critères de sélection).

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Dans sa profession de foi et sur son blog, Nouvelle Donne lance une nouvelle proposition choc: faire reconnaitre le certificat de fin de premier cycle comme une « licence ». On ne peut que se réjouir de ce que, 3 ans après que l’UNEF ait proposé la création d’un diplôme de fin de premier cycle et l’ait obtenu, Nouvelle Donne nous rejoigne dans notre désir de valoriser le premier cycle et de favoriser les passerelles avec la fac. Nous nous permettons cependant une légère inquiétude face à la dérive gauchiste (?) des listes Nouvelle Donne. En effet, ne peuvent être habilités par l’Etat, donc « reconnus comme une licence » que les formations remplissant les critères du service public a savoir:
1. Alignement sur les frais d’inscription nationaux, fixés chaque année par décret par le Ministère
2. Non sélectivité.
Doit on en conclure que Nouvelle Donne vient de prendre position pour une intégration totale de l’IEP a l’université francaise?

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