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Posts Tagged ‘mobilisation’

Depuis maintenant 3 semaines, l’UNEF mène une campagne dénonçant l’injustice du système des frais d’inscription de Sciences Po. Sous couvert de progressivité et de redistribution, ce système ne fait que bloquer la démocratisation de l’IEP en instituant de fait un « quota de riches » qui assure l’équilibre budgétaire, et qui remet en cause le principe même de service public d’enseignement supérieur, gratuit et accessible à tous.
Ce système nous le dénonçons depuis des années, mais aujourd’hui c’est sur trois problèmes particuliers que l’UNEF se bat :
les stages de M2 qui sont obligatoires, et pour lesquels nous devons payer l’intégralité des frais d’inscription, alors même que nous ne sommes pas présents sur le campus et que nous sommes très peu rémunérés
la situation des étudiants étrangers, qui doivent payer le maximum quelque soit leur situation financière et qui n’ont que très peu d’aides sociales pour faire face à ce coût disproportionné
les effets intrinsèquement vicieux du système, qui fait payer beaucoup plus en proportion de leur salaire les tranches intermédiaires, et dont les prix augmentent tous les ans suivants une « inflation » de 3% autodécrétée par Sciences Po
C’est pour lutter en priorité contre ces trois dysfonctionnements, coûteux et régressifs pour les étudiants, que l’UNEF fait signer une pétition demandant :

– la gratuité du 3ème semestre pour le cycle d’urbanisme

– l’abaissement du coût du semestre ou de l’année de stage à même hauteur que l’année de césure (25% des frais d’inscription)

– l’insertion des étrangers non européens dans le système dégressif et leur accès à la commission de suivi social

– le gel des frais d’inscription

 

– la linéarisation du système pour éviter les effets de seuil

Grâce à cette pétition, nous pouvons gagner de nouveaux droits pour les étudiants. Car si le système est condamnable dans son ensemble, ces changements permettront d’en minimiser les effets les plus néfastes et d’améliorer les conditions de vie et d’études du plus grand nombre. Ces avancées intermédiaires, urgentes et nécessaires, changeront ainsi le quotidien des étudiants, et cela, c’est possible si vous signez la pétition de l’UNEF !!

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Aboutissement d’un mouvement intense et d’une pétition qui a recueilli 600 signatures parmi les étudiants de l’IEP, l’UNEF a rencontré l’administration à la veille des vacances. Etaient présents nos représentants ainsi qu’Hervé Crès, directeur adjoint en charge des études et de la scolarité, et Richard Collins, directeur du département des langues. Encore une fois, notre lettre ouverte n’est pas restée lettre morte et les garanties apportées par Sciences Po sont les suivantes :

  • 3 sessions d’IELTS gratuites sont prévues pour les étudiants diplomables en fin d’année : en janvier, mars et avril, remboursables pour les étudiants devant la passer dans une autre ville ou pays à cause de leur stage.
  • Une certification interne reste possible, avec un Grand Oral en anglais et un examen écrit à Arcueil, pour ceux qui le souhaitent.
  • Le logiciel Road to IELTS en ligne sera accessible à toute la promo M2, afin de préparer la diplomation.
  • Enfin, le jury appliquera des critères «souples». De cette manière, les étudiants obtenant un B2, en fonction de leur progression et des éventuelles difficultés rencontrées durant l’année pourront être diplômés. Pour ceux qui n’auraient pas le certificat, et pour qui le jury de validation déciderait de ne pas donner le diplôme, il suffira de repasser un test et d’atteindre le niveau pour que le diplôme soit accordé. Il n’y aura donc pas de redoublement selon les résultats obtenus à l’IELTS.

Des garanties et avancées qui sont donc loin d’être négligeables, et qui offriront à chaque étudiant la possibilité de sortir de M2 avec une certification d’anglais reconnue dans le monde universitaire comme dans le monde professionnel. Une année qui commence sur les chapeaux de roue, et une UNEF en forme pour une rentrée syndicale réussie !

Merci à tous de nous avoir accordé votre soutien, qui aura permis à l’UNEF d’obtenir ces victoires de tous les étudiants !

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Hier après-midi, un groupe d’étudiants s’est introduit dans Sciences-Po pour occuper l’amphi Boutmy. Cette action, dont la radicalité se veut une réponse à celle des réformes gouvernementales, n’a jamais été discutée ni approuvée par les étudiants et enseignants-chercheurs mobilisés de l’IEP.

En tant qu’organisation étudiante, nous ne cautionnons pas cette action. La mobilisation dans laquelle elle s’inscrit est clairement fondée. Pour autant, ce n’est qu’avec des actions fédératrices, permettant de rallier la masse des étudiants au mouvement universitaire que le gouvernement reculera sur ses réformes. C’est pourquoi il est primordial que tous les étudiants, enseignants et chercheurs participent à l’Assemblée générale et à la manifestation de jeudi pour faire entendre leur voix et leurs revendications.

Ce ne sont pas 250 étudiants qui prennent d’assaut un amphi mais bien 3 millions de personnes dans la rue qui créeront un véritable rapport de force susceptible de faire aboutir les revendications des étudiants. Nous pensons qu’appeler à la radicalisation des moyens d’actions et des revendications n’est pas une attitude responsable afin de massifier le mouvement.

Des premiers signes de fléchissement apparaissent dans les annonces gouvernementales du fait de la mobilisation.

· Le renoncement aux suppressions de postes en 2010 et 2011

C’est un sérieux revers pour un gouvernement qui, depuis 2007, a fait de la question des suppressions de postes dans la fonction publique l’axe central de sa politique. C’est le seul secteur de la fonction publique ainsi préservé à ce stade. C’est surtout la reconnaissance que l’encadrement des étudiants est insuffisant à l’université.

· La réécriture du décret du statut des enseignants-chercheurs

Les discussions repartent à zéro. C’est un désaveu pour la ministre qui voulait ne faire que des aménagements à son projet très contesté. Cela signifie que le texte sera entièrement réécrit, sur d’autres bases que celles actuellement contestées.

Ces réponses sont loin d’être suffisantes. L’ensemble des revendications portées par les étudiants n’ont pas été entendues. Nous attendons les réponses aux revendications des étudiants sur le renoncement aux 900 suppressions de postes en 2009, le retrait de la réforme du financement « à la performance », la lutte contre la précarité, la réforme de la formation des enseignants. Ces annonces doivent nous servir de points d’appui pour continuer la mobilisation et obtenir de nouvelles avancées. La journée de manifestation interprofessionnelle du 19 mars sera l’occasion de faire entendre notre voix.

LE GOUVERNEMENT DOIT REPONDRE A NOS INQUIETUDES !
Tous en AG Jeudi 19 mars à 10h30
Tous en manifestation Jeudi 19 mars, RDV 12h30 devant Sciences-Po

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Et vous, vous voyez ça comment, Sciences Po en 2013? Voila clairement un des enjeux majeurs auxquels on peut résumer les élections étudiantes qui approchent.

En effet, Sciences Po Objectif 2013, le projet de planification pluriannuel de l’IEP proposé par la direction il y a quelques mois, est toujours d’actualité, et ce malgré la grogne montante chez les étudiants.

Ce projet pose de grands objectifs louables, et que nous ne pouvons que soutenir: acheter de nouveaux locaux, offrir d’avantage de places en bibliothèque, faciliter l’accès de Sciences Po aux étudiants handicapés, poursuivre l’ouverture à l’international, recruter d’avantage d’enseignants-chercheurs… Force est pourtant de constater que nombre de ces promesses enthousiasmantes restent floues, irréalistes, voire mensongères, noyées dans la langue de bois de la direction, et souffrent d’un cruel manque d’engagements concrets. Quelques exemples: le projet promet d’augmenter le nombre de places en bibliothèque. Or un coûteux agrandissement de celle-ci a déjà été engagé…et budgété. Faut-il comprendre que la direction en prevoit un deuxième afin d’ “obtenir un ratio nombre de place sur nombre d’etudiants conforme aux standards internationaux” – c’est è dire plus de 1000 places de consultation au 27 rue Saint Guillaume? Sur cette promesse comme sur d’autres, on attend de voir.Car enfin, si la direction s’avance le moins possible sur cette vision paradisiaque du futur de notre IEP; en revanche, l’augmentation massive des droits de scolarité, elle, est bien réelle. Et, à l’UNEF, nous nous y opposons, pour de nombreuses raisons.

Tout d’abord, l’argument de la “justice sociale”, ou encore de la “redistributivité” de la réforme ne tient pas, notamment parce que la nouvelle grille de frais n’est pas proportionnelle, les tranches du milieu payant une part de leur revenu beaucoup plus importante. En outre aucune nouvelle exonération n’accompagnera en réalité l’augmentation des frais d’inscription: la nouvelle tranche créee par le projet est caduque, puisque les étudiants concernés seront déjà boursiers du CROUS, donc exonérés « automatiquement » à Sciences Po, en vertu de la réforme des bourses récemment annoncée par Valérie Pécresse.

Deuxièmement, Sciences Po Objectif 2013 propose une honteuse discrimination, totalement injustifiée, envers les étudiants hors UE, dont les frais d’inscription resteraient forfaitaires et s’éleveraient jusqu’à 13 000 Euros. Quant à la différentiation bachelor/Master introduite (le projet propose que les masters payent, en moyenne, 1/3 plus cher), elle est tout aussi infondée, et porte en elle une logique dangereuse, menant  à une concurrence injustifiée entre les formations et,potentiellement, à une sélection à la sortie du premier cycle.

Enfin, nous refusons la logique-même de cette augmentation, qui pousse les étudiants à supporter une part croissante du financement de leurs études, au détriment du financement par l’Etat, incité à se désengager toujours plus, et se révèle structurellement incompatible avec la démocratisation que nous appelons de nos voeux à Sciences Po. En faisant ainsi peser le poids de l’enseignement supérieur uniquement sur ceux qui le fréquentent, on augmente le coût pour chaque étudiant, ce qui en empêchera certains de se lancer dans des études, mais on accrédite également le mythe selon lequel les études ne bénéficient qu’à celui qui les fait. Nous, à l’UNEF, nous n’avons pas peur de dire que toute la collectivité doit prendre part, selon le principe du « chacun selon ses moyens », au financement de l’enseignement supérieur, et y compris au financement de l’Institut d’Etudes Politiques: c’est toute la collectivité qui bénéficie de l’élévation du niveau de formation, c’est donc à toute la société de faire le pari de l’avenir, le pari de la formation de sa jeunesse.


Vous pouvez retrouver notre note d’analyse complète ici.

Voter UNEF, en ce mois de janvier, c’est donc choisir des élus qui refusent clairement cette réforme dangereuse, s’y opposent avec combativité (lancement d’un collectif interassociatif, rédaction d’une lettre ouverte a Richard Descoings, pétition…) et font du recul de l’administration sur ce point une de leurs priorités en 2009. C’est aussi exprimer massivement votre désir d’une autre vision pour Sciences Po 2013, celle d’un établissement ouvert, democratisé, et financièrement accessible pour tous. C’est choisir pour mener ce combat des élus qui ont fait leurs preuves, qui savent se montrer une force de proposition et allier en permanence des négociations constructives et un rapport de force solide pour faire progresser vos droits.

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Ensemble, nous pouvons obtenir un autre projet pour Sciences Po, alors votez UNEF!

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